26.04.2012
Commémoration de la catastrophe de Tchernobyl
Ce soir à 18h00 près de 200 personnes se sont rassemblées à la place Neuve pour le 26ème anniversaire de la CATASTROPHE DE TCHERNOBYL. Les manifestants demandent la fermeture immédiate des centrales de Mühleberg et de Beznau et au plus vite la fermeture des autres centrales suisses.




































Maison Populaire de Genève
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25.04.2012
Obama appelle à la reconnaissance « totale et juste » des massacres en Arménie
Le président américain Barack Obama a commémoré mardi les massacres en Arménie du début du siècle dernier, appelant à une “reconnaissance totale, franche et juste des faits“.
Dénonçant ces massacres d’Arméniens sous l’Empire ottoman comme “une des pires atrocités du 20e siècle“, Barack Obama n’a cependant pas employé le terme de génocide, mais appelé implicitement la Turquie à reconnaître son rôle.
“J’ai à de maintes reprises donné mon point de vue sur ce qui s’est passé en 1915. Mon point de vue sur ce fait historique n’a pas changé“, a déclaré M. Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche à l’occasion du 97e anniversaire des massacres d’Arméniens sous l’Empire ottoman, qui constituent un génocide selon l’Arménie, un terme rejeté par la Turquie.
“Une reconnaissance totale, franche et juste des faits est dans l’intérêt de tous. Nous ne pouvons pas aller de l’avant sans prendre en compte les faits qui se sont déroulés par le passé“, a souligné M. Obama.
Le communiqué de la Maison Blanche intervient au moment où des milliers d’Arméniens défilaient à Erevan à l’occasion du génocide. Dès le matin, des foules ont afflué vers un mémorial de la capitale arménienne pour y déposer des fleurs et allumer des bougies en souvenir des victimes.
Les persécutions des Arméniens sont commémorées chaque année le 24 avril, date de l’arrestation en 1915 à Constantinople de plus de 200 intellectuels et dirigeants de la communauté arménienne, un événement qui avait marqué le début d’une vague de massacres et de déportations ayant duré jusqu’en 1917.
Pour les Arméniens, le génocide a fait plus de 1,5 million de morts, alors que la Turquie ne reconnaît qu’entre 300.000 et 500.000 morts. Elle réfute ainsi le terme de génocide, même si elle reconnaît des massacres.
Le président Obama a assuré que cet anniversaire devait “honorer la mémoire du million et demi d’Arméniens qui ont été brutalement massacrés ou ont marché vers la mort“. “A travers nos mots et nos actions, il est de notre obligation d’entretenir la flamme du souvenir de ceux qui ont péri et de nous assurer que de tels chapitres sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais“.
AFP
mercredi 25 avril 2012,
Stéphane ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=78986
La Turquie "regrette" la déclaration d'Obama
Le ministère turc des Affaires étrangères a exprimé ses "profonds regrets" mardi concernant la déclaration du président américain Barack Obama appelant à une "reconnaissance totale" des massacres d'Arméniens en 1915, estimant qu'elle constituait une distorsion des faits historiques.
Dénonçant ces massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman comme "une des pires atrocités du 20e siècle", Barack Obama n'a cependant pas employé le terme de génocide, mais appelé implicitement la Turquie à reconnaître son rôle.
"J'ai à de maintes reprises donné mon point de vue sur ce qui s'est passé en 1915. Mon point de vue sur ce fait historique n'a pas changé", a déclaré M. Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche à l'occasion du 97e anniversaire des massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman, qui constituent un génocide selon l'Arménie, un terme rejeté par la Turquie.
"Une reconnaissance totale, franche et juste des faits est dans l'intérêt de tous. Nous ne pouvons pas aller de l'avant sans prendre en compte les faits qui se sont déroulés par le passé", a souligné M. Obama.
Le président Obama a assuré que cet anniversaire devait "honorer la mémoire du million et demi d'Arméniens qui ont été brutalement massacrés ou ont marché vers la mort". "A travers nos mots et nos actions, il est de notre obligation d'entretenir la flamme du souvenir de ceux qui ont péri et de nous assurer que de tels chapitres sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais".
La Turquie considère "la déclaration, qui déforme les faits historiques, comme très problématique à tous les égards et la regrette profondément", a déclaré le ministère.
Selon le ministère turc, de telles déclarations qui ne reflètent "qu'un seul point de vue" compromettent les efforts en vue de normaliser les relations entre la Turquie et l'Arménie.
"Nous attendons d'un allié important comme les Etats-Unis qu'il n'aggrave pas le problème en adoptant une approche compromettant les relations turco-arméniennes, mais qu'il contribue à une solution d'une manière constructive", a ajouté le ministère turc. (AFP, 24 avr 2012)
Le génocide des Arméniens commémoré partout dans le monde
Des milliers d'Arméniens ont défilé mardi en Arménie ainsi qu'au Liban et en Israël pour commémorer le 97e anniversaire des massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman, un génocide selon Erevan, terme rejeté par la Turquie.
Dès le matin, la foule a afflué vers un mémorial au sommet d'une colline de la capitale arménienne, Erevan, pour y déposer des fleurs et allumer des bougies en souvenir des victimes.
"Aujourd'hui, nous nous inclinons, comme beaucoup, beaucoup d'autres gens à travers le monde, devant la mémoire des victimes innocentes du génocide arménien", a déclaré le président arménien, Serge Sarkissian, dans un communiqué.
Tsovinar Toumassian, 75 ans, est venue en souvenir de son père qui, raconte-t-elle, s'était battu à l'époque pour essayer de protéger des femmes et des enfants contre les forces turques.
Si les Turcs "ne sont pas forcés à reconnaître le génocide, ils ne le feront jamais. Ils croient qu'avec le temps, tout le monde oubliera", a-t-elle déclaré à l'AFP.
La Turquie réfute le terme de génocide, même si elle reconnaît des massacres.
Le président américain Barack Obama a appelé mardi à une "reconnaissance totale, franche et juste des faits".
Dénonçant les massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman comme "une des pires atrocités du XXe siècle", M. Obama n'a cependant pas employé le terme de génocide, mais appelé implicitement la Turquie à reconnaître son rôle.
"J'ai à de maintes reprises donné mon point de vue sur ce qui s'est passé en 1915. Mon point de vue sur ce fait historique n'a pas changé", a déclaré M. Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche.
"Une reconnaissance totale, franche et juste des faits est dans l'intérêt de tous. Nous ne pouvons pas aller de l'avant sans prendre en compte les faits qui se sont déroulés par le passé", a souligné le président américain.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Istanbul. Les participants, des Turcs, Arméniens et Kurdes, ont organisé un sit-in silencieux place Taksim, dans le centre d'Istanbul. Les manifestants brandissaient des portraits d'intellectuels arméniens, dont celui du journaliste Hrant Dink, tué en 2007 en face de son bureau à Istanbul.
A Beyrouth, des milliers d'Arméniens ont manifesté dans la banlieue nord de la capitale du Liban.
"Nous considérons l'actuelle République de Turquie, en sa qualité de successeur légitime de l'Empire ottoman, responsable de ses crimes contre notre peuple", a lancé le patriarche Aram I lors d'une cérémonie dans la principale église arménienne, à Antélias.
"Une nation dont les prisons sont pleines de militants des droits de l'homme et de journalistes peut-elle faire la leçon à d'autres sur les principes démocratiques et les droits de l'homme?", a-t-il ajouté.
Quelque 140.000 Arméniens vivent au Liban, la plus importante communauté au Moyen-Orient. La majorité d'entre eux sont des descendants des survivants des massacres.
En Israël, des centaines d'Arméniens ont défilé devant le consulat de Turquie à Jérusalem-Est. Après s'être recueillis dans la prière et avoir allumé des cierges au Couvent arménien de la Vieille ville, les manifestants se sont rendus au cimetière arménien du Mont Sion, selon un journaliste de l'AFP.
"La Turquie, coupable de génocide!", "Halte à la machine négationniste turque!", ont scandé les manifestants qui brandissaient des drapeaux aux couleurs nationales arméniennes.
En France, les deux candidats au deuxième tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont assisté à Paris à la commémoration du génocide et confirmé leur engagement à faire adopter rapidement un texte de loi réprimant la négation du génocide.
Le Conseil constitutionnel a censuré le 28 février une loi votée le mois précédent par le Parlement français qui pénalisait la négation du génocide de 1915. Le Conseil avait jugé la loi contraire à la liberté d'expression.
Le vote de cette loi, par des parlementaires de tous bords, gauche et droite confondues, avait donné lieu à une gigantesque brouille entre Paris et Ankara. (AFP, 24 avr 2012)
24 avril: Une journée de la honte pour des leaders politiques belges
A l'occasion du 97e anniversaire du génocide des Arméniens, les candidats présidentiels Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont succédé, mais sans se rencontrer, devant le monument du souvenir érigé près du pont des Invalides, sur la rive droite de la Seine, à Paris. Le même jour, le président américain Barack Obama a appelé à une "reconnaissance totale, franche et juste des faits".
Par contre, les principaux dirigeants politiques belges étaient absents lors de la commémoration du génocide des Arméniens à Bruxelles.
En France, François Hollande a rappelé ses initiatives passées pour la reconnaissance officielle du génocide et s'est félicité du large consensus existant en France sur la question. "Nous pouvons nous rassembler, c'est si rare", a-t-il dit devant les quelques centaines de personnes présentes. "Vous allez permettre, quelle que soit la décision des Français, d'arriver au même aboutissement de votre combat".
"Quelles que soient les pressions qui s'exercent, je tiendrai bon, votre histoire ne sera jamais oubliée parce qu'elle ne pourra plus être contestée", a-t-il ajouté en promettant, s'il était élu le 6 mai, de revenir à cette même cérémonie "chaque année comme président de la République".
Nicolas Sarkozy s'est pareillement félicité que ces idées soient "partagées très au-delà des frontières partisanes" en France.
Il a invoqué sa reconnaissance récente de l'abandon par la France des harkis, les supplétifs de l'armée française à la fin de la guerre d'Algérie il y a 50 ans, pour presser la Turquie à faire de même pour le génocide de 1,5 million d'Arméniens en 1917. "Tant qu'on ne reconnaît pas la faute (...) le pardon est impossible", a-t-il dit.
Le président Obama a, de sa part, assuré que cet anniversaire devait "honorer la mémoire du million et demi d'Arméniens qui ont été brutalement massacrés ou ont marché vers la mort". "A travers nos mots et nos actions, il est de notre obligation d'entretenir la flamme du souvenir de ceux qui ont péri et de nous assurer que de tels chapitres sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais".
Quant à la Belgique, ni le premier ministre Elio di Rupo (PS), ni sa principale collaboratrice Vice-première Laurette Onkelinx, qui ont participé au rassemblement électoral de Hollande en France, n'ont fait de geste pendant cette journée de commémoration.
Lors de la cérémonie au Mémorial à Ixelles étaient présents seulement Viviane Teitelbaum, députée régionale (MR), ancienne présidente du Centre communautaire laïc juif, Christos Doulkeridis, secrétaire d'Etat régional bruxellois au logement (Ecolo), Armand De Decker, vice-président du Sénat fédéral (MR), Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen (Ecolo).
"Aucun élu PS, CDH, FDF ni d'un parti flamand," dit l'observateur Pierre-Yves Lambert qui était présent à la cérémonie, "parce que dans tous ces partis il y a des élus turcs négationnistes." Il rappelle également qu'il y en a un même au MR. (http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/messa...)
Le 24 avril était une journée de la honte pour des leaders politiques belges.
Commémoration à Istanbul par plusieurs centaines de manifestants
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi à Istanbul à l'occasion du 97e anniversaire du génocide des Arméniens sous l'empire ottoman pendant la Première guerre mondiale.
Les participants, des Turcs, Arméniens et Kurdes, ont organisé un sit-in place Taksim, dans le centre d'Istanbul. Les manifestants brandissaient des portraits d'intellectuels arméniens, dont celui du journaliste Hrant Dink, tué en 2007 en face de son bureau à Istanbul.
"Nous sommes ici pour dire que cette douleur est celle de nous tous ... Nous essayons de partager la douleur des Arméniens", a déclaré le porte-parole des manifestants Senol Karakas.
Les manifestants sont restés assis en silence, et certains pleuraient.
"Nous sommes ici pour pleurer, et nous le ferons dans la dignité et en silence", a souligné M. Karakas.
La police a renforcé les mesures de sécurité pendant la manifestation. Une ambulance se tenait prête à intervenir.
Un manifestant, Turgay Cakar, a rappelé que cette manifestation commémorant le début des massacres avait lieu pour la troisième fois.
"Chaque année, la foule est de plus en plus nombreuse", a-t-il relevé.
La branche d'Istanbul de l'association des droits de l'homme a de son côté organisé une manifestation en face du musée des Arts turcs et islamiques, qui selon l'ONG a servi de prison pour les intellectuels arméniens arrêtés à l'époque.
"Les intellectuels arméniens ont été détenus dans ces celules avant d'être envoyés à la mort", a déclaré selon l'agence turque Anatolie le président de la branche locale de l'ONG Abdulbaki Boga. (AFP, 24 avr 2012)
http://www.info-turk.be/404.htm#Istanbul
L’Arménie commémore le 97e anniversaire du début du génocide des Arméniens
Des centaines de milliers de personnes ont fait une marche jusqu’au mémorial d’Erevan mardi 24 avril 2012 pour commémorer le 97e anniversaire du début du génocide des Arméniens en Turquie.
Cette commémoration est un rituel annuel depuis les cinq dernières décennies. De nombreuses personnes ont déposé des fleurs tout au long de la journée au mémorial Tsitsernakabert.
« Les grands-parents de mon mari ont fui la Turquie », a déclaré une femme venant déposée une rose rouge. « Les Turcs ont tué le frère de son grand-père. »
La procession silencieuse a commencé dans la matinée après une cérémonie officielle en présence du président Serge Sarkissian, d’autres fonctionnaires de l’Etat et le clergé de l’Eglise apostolique arménienne. Le Catholicos Garegin, chef suprême de l’Église, a fait une prière pour les morts.
« Aujourd’hui, nous, tout comme beaucoup d’autres personnes dans le monde, nous pensons aux victimes du génocide arménien », a déclaré Sarkissian lors de son discours.
Sarkissian a déclaré que le gouvernement arménien va intensifier ses efforts pour parvenir à une plus grande reconnaissance internationale du génocide. Le porte-parole du parti républicain, Edouard Sharmazanov, a réaffirmé cet engagement mardi.
« Nous pensons que la Turquie doit reconnaître le génocide arménien, lever le blocus et normaliser les relations [turco-arméniennes] sans conditions préalables », a déclaré aux journalistes Sharmazanov au mémorial du génocide. « La nécessité que la Turquie reconnaisse le génocide a également été soulignée par les Arméniens en visite au mémorial de Tsitsernakabert. Le monde va reconnaître le génocide, tôt ou tard, mais il est important que la Turquie le reconnaisse », a déclaré un homme.
« La Turquie doit être prête à le reconnaître. Ce n’est pas grave si nous n’obtenons pas le mont Ararat ou une indemnisation. Ils ont juste besoin de reconnaître ce que leurs ancêtres ont fait », at-il dit.
Un autre homme a suggéré que la normalisation des relations turco-arméniennes est essentielle pour la reconnaissance du génocide. « L’Arménie ne franchira pas l’étape [vers la ratification du protocole] tant que la Turquie ne fait pas quant à elle un pas vers nous », a déclaré Sharmazanov .
mercredi 25 avril 2012,
Laetitia ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=78989
2 000 manifestants rassemblés devant le consulat de Turquie à Marseille
A Marseille, près de 2 000 personnes s’étaient rassemblés près de la statue de David. Puis la longue file de manifestants a remonté l’avenue du Prado avec des slogans « Justice, Justice, Justice pour le peuple arménien » ou « Turquie, assassin ! ». Les cris sont devenus plus forts encore lorsque les manifestants -avec de nombreux jeunes- passaient devant le Consulat de Turquie protégé par une barrière de CRS. Aux premiers rangs des manifestants, de nombreux élus. Parmi ces derniers, le Conseiller général et ex-député Christophe Masse (PS), les députés Valérie Boyer (UMP) et Henri Gibrayel (PS) ainsi que Didier Parakian, l’Adjoint au Maire de Marseille, Pascal Chamassian, conseiller municipal. Signalons enfin des élus d’arrondissements tels que Frédéric Dournayan et Garo Yalic.
Rassemblée devant une tribune dressée pour l’occasion à quelques dizaines de mètres du consulat turc, les personnalités prirent la parole. Julien Harounian (président du CCAF Marseille-Provence) à tout d’abord dénoncé que « le négationnisme, stade suprême du génocide » devait être sanctionné par une loi. Il a également dénoncé le rôle du lobby turc en France « Ankara invite à la haine et à la violence en France même et cela jusqu’aux portes même du Conseil constitutionnel » et appelé la France à protéger par une loi ses citoyens d’origine arménienne. Christophe Masse a réitéré les engagements du P.S. et de son candidat François Hollande envers la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Il a fait le vœu qu’avant 2015 « la Turquie reconnaisse le génocide arménien ». La députée Valérie Boyer qui donna son nom à la Loi qui malheureusement a été rejetée par le Conseil constitutionnel a tout d’abord salué le président Nicolas Sarkozy qui était au même instant devant la statue de Komitas à Paris. En rappelant la phrase du président Français lors de sa visite à Erévan « l’Arménie est une sœur ». Valérie Boyer a également évoqué la phrase d’Hitler (« qui se souvient du génocide arménien ? ») qui a ouvert les portes au deuxième génocide du 20e siècle. « La France est fière d’avoir reconnu le génocide arménien, elle sera fière demain, de pénaliser le négationnisme (...) car il est une menace pour notre pays » affirma-t-elle avant d’évoquer les menaces dont elle fut victimes. « Si je suis interdite de séjour en Turquie, l’Arménie est belle, j’irai en Arménie... » ajouta la députée devant les applaudissements du public. « Sarkozy a renouvelé aujourd’hui encore son serment devant la statue de Komitas à Paris (...) cette loi de pénalisation devra être votée avant le 24 avril 2013 ».
Mais, ne respectant semble-t-il pas le protocole établi, le député Henri Jibrayel, fut soudainement autorisé par le CCAF-Marseille à monter sur la tribune. Et comme une douche froide, avec de grands gestes il cria « On nous a trompé en nous embarquant dans une aventure sans lendemain ! ». Une phrase qui s’adressait bien évidemment à Nicolas Sarkozy. A quelques mètres de là, la députée Valérie Boyer et de nombreux élus -dont Didier Parakian- étaient choqués par la violence des propos d’Henri Jibrayel. Le malaise était également ressenti au sein du public. En ce 24 Avril, jour de la commémoration des 1,5 millions de victimes arméniennes, on aurait sans doute souhaité davantage de dignité que des polémiques politiciennes stériles. A quelques jours du second tour des présidentielles cette façon de « récupérer » en accusant l’autre camp est un poignard dans le dos des victimes...
Le public fut ensuite invité à suivre une messe de requieum à l’église Sourp Sahag-Mesrop du Prado. Histoire de calmer peut-être les esprits des élus et surtout de penser à nos morts.
Krikor Amirzayan texte et reportage-photo à Marseille
mercredi 25 avril 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=78985
12:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paix
15.03.2012
Un opposant kurde - arménien risque d’être renvoyé dans l'enfer des droits de l'homme
Un opposant kurde - arménien risque d’être renvoyé de la Suisse vers la Turquie alors
Qu’il y risque la prison à vie, la torture et la persécution
LETTRE OUVERTE
AUX AUTORITÉS SUISSES ;
AUX DÉPUTE-É-S DU PARLEMENT EUROPÉEN ;
AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES ;
AUX DÉFENSEUR-E-S DES DROITS HUMAINS ET AUX MÉDIAS.
Genève, le 14 mars 2012
Madame, Monsieur,
La « Maison Populaire de Genève » et la « Fédération des droits démocratique en Suisse - Genève » ont été alertées par l’information faisant état de l’arrestation et d'une éventuelle expulsion vers la Turquie d’un demandeur d’asile d’origine kurde - arménien.
Il s’agit de Monsieur Hidir ERDOGDU, né le 1er février 1983 à Dersim (Turquie), il vit en Argovie (Suisse) depuis 7 octobre 2008 (N° Dossier : 515 322).
M. ERDOGDU a déposé une demande d’asile à Bâle (Suisse) le 7 octobre 2008. Par une décision du 13 septembre 2011, l’Office fédéral des migrations (ODM) a rejeté sa demande.
M. ERDOGDU a formé un recours contre cette décision le 21 octobre 2011.
Ce matin, la police d'Argovie a arrêté M. ERDOGDU, à son domicile, pour l'extrader vers la Turquie. Selon les informations à notre disposition, il est détenu actuellement dans une prison dans ce canton. L’état physique et psychologique de M. ERDOGDU est critique ; ses proches et amis sont très inquiets.
En 2004, un procès a été lancé contre M. ERDOGDU par le Tribunal de sûreté de l'Etat d'Erzurum en raison de son appartenance politique au TKP-ML (parti communiste de Turquie, marxiste-léniniste) et en l'accusant d'avoir tenté de changer par la force l'ordre constitutionnel établi. Le tribunal a requis la perpétuité contre M. ERDOGDU. En parallèle, les autorités turques ont lancé un mandat d'arrêt via Interpol, contre lui.
Nous considérons que la situation de M. ERDOGDU correspond pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique. Il convient de réexaminer attentivement son dossier.
Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes suisses, afin d’empêcher l’extradition de M. ERDOGDU vers la Turquie où il risque d'être torturé et persécuté.
A toutes fins utiles, nous vous rappelons que l’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle, ce malgré les pressions internationales et les condamnations continues de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Amnesty International, l’Organisation Mondiale contre la Torture, Human Right Watch ont clairement et explicitement dénoncé la pratique systématique de la torture en Turquie.
De plus, l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifiée et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984), dont la Suisse est signataire, qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »
Nous sommes persuadés que, comme nous, vous refuserez d’assumer la responsabilité du renvoi d’un ressortissant turc dans un Etat antidémocratique, violent et criminel.
En vous remerciant d'avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Au nom du Maison Populaire de Genève
Demir SÖNMEZ Fédération des droits démocratique en Suisse
Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités suisses
:
Office fédéral des migrations
Quellenweg 6
CH-3003 Berne-Wabern
T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79
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Département fédéral de justice et police
Service d’information
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
T +41 31 322 21 11, F +41 31 322 40 82
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United Nations High Commissioner for Human Rights
:
urgent-action@ohchr.org <urgent-action@ohchr.org>
United Nations High Commissioner for Refugees :
1503@ohchr.org <1503@ohchr.org>
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Turquie : plus de 960 arrestations politiques en février
Le régime turc a arrêté plus de 960 personnes au cours du mois de février, a déclaré la Fondation des Droits de l’Homme en Turquie (TIHV), attirant l’attention sur la situation des enfants emprisonnés.
Selon le rapport du TIHV sur les violations des droits de l’homme commises en février, au moins 963 personnes ont été placées en garde à vue et 168 d’entre elles ont été écrouées.
La plupart de ces arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’affaire KCK et la totalité est liée à la cause kurde.
Plus de 6 500 membres actifs du parti kurde BDP dont 31 maires sur 98 et six députés sur 36 sont actuellement en prison dans le cadre de l’affaire KCK, une campagne de répression sans précédente lancée en avril 2009, quelques semaines après le succès historique du parti kurde aux élections municipales.
Abus sexuels sur les enfants emprisonnés
La Fondation a notamment attiré l’attention sur l’isolement du chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et les abus sexuels sur les enfants kurdes dans la prison de Pozanti à Adana. Il s’agit des enfants arrêtés pour avoir jeté des pierres sur les policiers ou avoir crié des slogans « illégaux ».
Ozlem Agus, la journaliste de l’agence de presse kurde DIHA qui a révélé le scandale d’abus sexuels et de la torture dont les enfants ont été victimes, a été emprisonnée le 9 mars par un tribunal d’Adana avec 20 responsables du parti kurde.
Des prisonniers battus pour avoir chanté en kurde
Le rapport du TIHV affirme aussi que dix prisonniers politiques ont subi la violence des gardiens dans la prison d’Amasya, pour avoir chanté en kurde.
887 arrestations en janvier
Selon un bilan de l’ActuKurde à partir des articles de deux agences de presse, Firat et Dicle, au moins 887 personnes ont été placées en garde à vue en janvier, soit 1 850 arrestations au cours des deux premiers mois de l’année 2012. Chaque semaine, des dizaines d’autres arrestations s’ajoutent à cette liste. Dans aucun pays du monde, même les plus répressifs comme Syrie, on ne voit autant d’arrestations politiques.
Région kurde : 6 306 personnes arrêtées en 2011
Selon le dernier rapport de l’Association des droits de l’homme (IHD), plus de 29 360 cas de violation des droits de l’homme ont été recensés en 2011 dans la seule région kurde, contre 23 573 en 2010 et 20 720 en 2009.
6 306 personnes ont été arrêtées et 1 917 d’entre elles ont été emprisonnées pour des raisons politiques au cours de l’année 2011, constate le rapport qui parle de 1 555 cas de torture et de mauvais traitement, contre 2 788 arrestations, 747 emprisonnements et 747 cas de torture et de mauvais traitement en 2010.
(Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde)
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